… à la rencontre des peintres du XIXème.

Il m’a été conté qu’Écouen était une ville d’artistes, et même qu’une école de peintres y avait existé, cela a donc titillé ma curiosité. Ni une ni deux, munie de bonnes baskets, d’une gourde d’eau dans mon sac et le plan de ville à la main, mon parcours commence au pied de la statue de Paul Soyer.

J’emprunte les escaliers et longe l’église Saint-Acceul, les vitraux d’époque sont d’une très grande beauté. On peut y voir le fameux Connétable Anne de Montmorency en personne, ainsi que sa famille.
Je me dirige vers l’emplacement de l’école Raoul Riet, où habitaient les artistes Auguste Schenck – peintre animalier – spécialiste des moutons et Georges Todd renommé pour sa peinture florale


La place Le Vacher me fait face, je peux y découvrir la belle maison à la verrière imposante derrière laquelle Théophile-Emmanuel Duverger et son gendre Henri Dargelas réalisèrent de nombreux tableaux. 
J’avance le long du bois jusqu’au carrefour et je m’arrête un instant devant la demeure de Charles-Edouard Frère, le fils de Pierre-Edouard, réputé pour ses peintures de chevaux. 

À droite, un chemin mène au château, tandis qu’un autre plus haut conduisait jusqu’au milieu du XIXème siècle à la position de la station du télégraphe (située derrière le fort). J’opte pour le 3ème chemin descendant jusqu’à l’entrée du cimetière, là où les sépultures de certains peintres d’Écouen sont enterrées.


J’arpente la rue de Paris et j’y aperçois la belle grille de l’école Sainte-Thérèse. C’est Pierre Edouard Frère, fondateur face à l’école de peinture qui fit construire ce beau castel. Un peu plus en bas de la rue, j’entre dans le parking de la ville sur la droite, en longeant la grande maison de la société Vygon et j’emprunte sur la gauche la petite sente qui mène vers les ateliers artisanaux.

J’emprunte ce grand porche et remonte une centaine de mètres plus haut de la rue Georges Joyeux, prends à droite la rue Colette Rousset, et descends jusqu’au parking. J’entre dans ce parc verdoyant par la grille ouverte au fond du parking et j’y aperçois de ce qui fut la propriété de Jules-Paulin Lorillon, peintre paysagiste.
En sortant du parc, par la grille en haut à droite, un magnifique lavoir situé sur notre parcours en haut de la rue de la Grande Fontaine m’attend. Je découvre de l’autre côté de la rue Lorillon, une large maison en briques rouges, celle de Michel Arnoux. 

Vadrouillant dans la rue, je continue ma visite en direction de l’église, j’arrive devant la Mairie, où sont conservés dans la pinacothèque une trentaine de tableaux de ces artistes du XIXème siècle. Je me dirige dans la direction du dernier lutrin interprétant le tableau de Charles d’Entraygues se trouvant à l’entrée de la montée vers le château. Il a représenté des enfants de chœur en train de jouer dans un cadre et une architecture que les années n’ont pas modifié.