Et pourquoi ne pas flâner d’abord, un peu dans cette belle petite bourgade aux allures quelque peu moyenâgeuses ?

J’arpente les ruelles escarpées et déambule dans les entrailles de la vieille ville, faite de pierres usées par le temps et qui me rappellent ses riches heures passées. La porte St Côme est idéale pour commencer cette marche, car elle constituait la porte principale de la ville et donnait accès au château. Datant du XIIIème siècle et rehaussée au XIXème, je peux encore observer, en levant les yeux, un assommoir et un chemin creux où coulissait la herse. Pour l’anecdote, c’est ce décor original qui servit au tournage d’une scène du film « les visiteurs II ». Arrivé en haut de la butte, sur le plateau St Côme, j’aperçois le donjon du château médiéval avec ses contreforts.

Une collégiale y sera édifiée en 1180 pour y déposer les reliques des Saints Côme et Damien, ramenées de la seconde croisade. Détruite sous la révolution française, je peux encore voir, bien cachées derrière les arbres, des traces d’arcades gothiques. C’est également sur ce plateau que l’on a retrouvé des vestiges datant du néolithique. Puis en redescendant par de charmants escaliers de pierre, je découvre la halle, point central de Luzarches et datant du XIVème siècle. Des activités festives, foires et autres, y étaient et sont encore régulièrement organisées. J’en profite pour me détendre et siroter une limonade à la terrasse d’un café.

Un peu plus loin, place de la République, j’imagine bien les foires et autres baraques à spectacle qui attiraient d’un peu partout, marchands de vin et de bestiaux. Non loin de là, bien cachée derrière un haut mur, je peux apercevoir l’une des dernières mottes féodales du Val d’Oise et le Château de la Motte : château fort dont il reste quelques vestiges et qui défendait l’accès Est du bourg. Datant du XIIème siècle et de construction massive, il avait de quoi attendre sereinement l’ennemi ! Et puis il faut, bien évidemment, passer devant l’église, point de départ de mes futures randonnées. L’église Saint-Côme et Saint-Damien, est construite à l’emplacement même d’une église mentionnée dès 775 et une visite rapide me permet de voir sa chapelle du XIIIème siècle.  Je jette un œil également à son chœur roman en cul-de-four datant du XIème siècle ou encore à son intrados présentant des scènes de la vie des 2 Saints. Cette petite marche à travers Luzarches se termine en douceur en parcourant les rues de la ville, à la recherche de petits rus approvisionnant en eau des lavoirs, abreuvoirs, ou autres fontaines, lieux où la vie d’antan s’écoulait elle aussi sagement. Ah, j’allais oublier… il faut lever de temps en temps les yeux pour regarder les quelques villas du XIXème siècle, construites par des familles bourgeoises venues profiter du calme de la campagne près de Paris.

La ville de Luzarches peut, également, représenter une bonne « base » de départ pour des randonnées. Tout d’abord avec la mise en place des « 4 boucles du trèfle », je peux, au départ du parking de l’église Saint Côme et  Saint Damien, rayonner sur 4 randonnées aux distances variant de 4 à 12 kms. Destinées à faire découvrir le vaste territoire qui jouxte la ville, elles s’adressent aussi bien aux « randonneurs du dimanche » qu’aux randonneurs plus motivés pouvant enchaîner plusieurs boucles. Les tracés, balisés d’un trèfle numéroté, permettent de découvrir des sentiers forestiers ou champêtres, des constructions anciennes ou des points de vue remarquables du paysage luzarchois.