L’église dédiée à saint Éloi a été construite vers 1570. C’est Jean-Jacques de Mesmes, seigneur du village qui en est le commanditaire. Ce seigneur était réputé pour sa chrétienté. Véritable joyau de la Renaissance, elle serait l’œuvre de Nicolas de Saint Michel. Cette église est classée monument historique depuis le 12 septembre 1942.

L’ornementation intérieure du chœur de l’église se réfère au style riche de la façade du Louvre de Pierre Lescot. Elle était le siège d’un prieuré rattaché à la paroisse sainte Geneviève de Paris. Prenez le temps de visiter cette église, vous serez agréablement surpris. Un premier édifice religieux de Roissy remonterait au début du IVème siècle. La nef serait construite sur une ancienne chapelle.

Carte postale, n°311, 1904, Classeur n°1, Archives municipales de Roissy-en-France, numérisation RDVA
Carte postale, n°145, 1912, Classeur 2, Archives municipales de Roissy-en-France, numérisation de RDVA
Carte postale, n°16, 1907, Classeur 1, Archives municipales de Roissy-en-France, numérisation RDVA
Carte postale, n°195, 1912, Classeur 5, Archives municipales de Roissy-en-France, photographie de Maud LEGRIS

Pour en savoir plus, un habitant de Roissy vous raconte :

In English :

« Voici l’église Saint-Eloi. Son curé, également grand amateur de patrimoine local, est incollable sur cet édifice.
D’après ses dires, un premier édifice aurait été construit au XIIe siècle quant à cette église, elle date du XVIe siècle. Elle fut ensuite restaurée au 19e siècle. Depuis 1942, l’église de Roissy-en-France est classée Monument Historique.
Saint Éloi à qui le lieu saint est consacré est un personnage historique du VIIe siècle : il était évêque de Noyon mais est surtout connu pour avoir été le précieux conseiller du Roi Dagobert !
Après avoir contribué à l’édification de plusieurs monuments religieux et de nombreux ouvrages d’art, saint Éloi est devenu le patron des orfèvres, batteurs d’or, taillandiers, serruriers, forgerons et maréchaux-ferrants.
Mais revenons à l’architecture de l’édifice :
Observez son puissant clocher qui surmonte la façade principale. Jusqu’à la première moitié du XXe siècle les gens vivaient encore au rythme de la nature et des travaux des champs, sans le bruit des tracteurs et des moissonneuses. Le son des cloches porté par le vent scandait alors tranquillement les heures…
ll existait autrefois quatre cloches dans l’église Saint-Éloi de Roissy. Mais trois ont été descendues en 1793 au moment de la Révolution française pour être fondues et transformées en canons pour l’Armée Républicaine.
La seule qui sonne encore ici porte le joli prénom de Jeanne-Antoinette. La tradition veut en effet que les cloches reçoivent un nom, comme les êtres humains.
L’église n’a pas été épargnée ensuite au cours du XXe siècle. Pendant la 1ère Guerre Mondiale, elle fut utilisée comme dortoir et hôpital de campagne. Et, lors de la guerre suivante, en août 1944, elle a été touchée, sans grands dommages, par des tirs d’obus, quelques jours seulement avant la libération du village. Depuis, l’église Saint-Éloi a connu plusieurs campagnes de restauration qui lui ont permis de retrouver toute sa superbe, pour le plus grand bonheur de notre curé. »

Carte postale, n°109, 1912, Classeur n°2, Archives municipales de Roissy-en-France, numérisation RDVA

« Vous êtes maintenant à l’intérieur de l’édifice. Vous savez je suis un peu ému, c’est ici que je me suis marié !
Mais revenons à des considérations patrimoniales…
Le chœur de l’église a été construit en 1574 par Jean-Jacques de Mesmes alors Seigneur de Roissy.
En avançant dans la nef centrale, remarquez sur votre gauche une peinture du XVIIe siècle, illustrant la multiplication des pains, un miracle réalisé par Jésus ; arrivé devant l’autel, vous découvrez également sur le pilier à droite un Christ en bois daté du XVIe siècle.
Mais pénétrez à présent dans le chœur : Regardez les vitraux, ils datent de la fin du XIXe siècle et ont été restaurés en 1982 par les grands peintres verriers de Chartres.
Les médaillons du vitrail central de l’abside présentent notamment différents moments de la vie du Christ.
Sur votre gauche dans l’abside, se dressent d’anciens fonds baptismaux du XVIIe siècle. Derrière et suspendues au mur se trouvent également des pierres tombales ; certaines sont d’ailleurs antérieures à la construction de l’édifice. Notez qu’être enterré dans une église était un privilège réservé à quelques prieurs et personnalités de la paroisse.
Enfin, de l’autre côté, à droite du chœur, vous découvrez au-dessus d’un autel une statue en bois du XVIIe siècle représentant saint Éloi, à qui est dédiée cette église. »

Tous droits réservés. Les textes sont rédigés par Henri HOUMAIRE