En 1703, Antoine de Mesmes, comte d’Avaux fait construire par l’architecte Germain Boffrand un nouveau château. Sur les ruines des anciennes écuries, il ne reste plus aujourd’hui que le pignon est et le portique où sont reproduites les armoiries de la ville. Les sculptures du pignon sont de René Chauveau, ami du comte. L’ensemble a été classé monument historique en 1925.

Carte postale, n°80, 1916, Classeur 1, Archives municipales de Roissy-en-France, numérisation par RDVA

Pour en savoir plus :

In English :

« D’après les archives et les campagnes de fouilles, un premier château aurait été édifié à cet emplacement dès le 12e siècle ! Puis, plusieurs aménagements se sont succédés jusqu’en 1697, lorsque le Seigneur de Roissy, Jean Antoine de Mesmes, ordonna la construction d’une plus grande demeure de style néoclassique. Malheureusement, au cours de la Révolution française, le château fut vendu comme bien national et fut ensuite détruit au 19e siècle. »


Façade du château avant la rénovation.
Photographie, n°468, classeur 1, archives municipales de Roissy-en-France, photographie réalisée par Maud LEGRIS
Visage en haut-relief en cours de restauration.
Photographie, n°727, 1997, classeur 1, Archives municipales de Roissy-en-France, photographie réalisée par Maud LEGRIS
Vestige du château de Roissy
Pignon est des écuries

In English :

« La porte du pignon Est des écuries est l’un des éléments du château les mieux conservés. Elle a été récemment restaurée.
Observez attentivement le fronton : un ensemble de sculptures met en scène le passé de Roissy ; vous retrouvez notamment :
– Une gerbe de blé, symbole de l’agriculture

– Et une grappe de raisin, évocation des vendanges

En dessous, des anges ailés, dénommés « putti » célèbrent la fortune des activités agricoles, qui ont fait les riches heures de Roissy.
En vous retournant, vous pouvez vous rendre compte de l’exacte étendue du château : à la place du grand bâtiment moderne blanc se trouvait alors le corps principal du château. La résidence des Seigneurs de Roissy était très imposante ! Une légende raconte même que de mystérieux souterrains reliaient entre eux les différents châteaux de la région. D’ailleurs, il paraît que certains aboutissaient même dans les environs de la Basilique de Saint-Denis, la nécropole des Rois de France !  Mais bon tout cela serait une légende !
Derrière le château, s’étendaient de superbes jardins…  Par la suite, Le Notre, le célèbre paysagiste du château de Versailles, conçut un plan pour l’agrandissement des jardins en partie réalisé.
A droite, située dans une autre dépendance, symétrique à celle des écuries, se trouvait l’Orangerie. »

Tous droits réservés. Les textes sont rédigés par Henri HOUMAIRE