Thierry

Un article de Thierry, ajouté le 30 mars 2020 3 min. de lecture

L’aéroport Roissy Charles de Gaulle passe en mode… avion. Malgré la fermeture d’Orly (prévue mardi soir), les terminaux continuent à fermer sur CDG (le Terminal 1 ce jour, et une fermeture pour l’instant envisagée pour les Terminaux 2A et 2C). Les satellites S3 (Hall L) et S4 (Hall M) sont également hors-service, impliquant de fait l’arrêt de l’exploitation du LISA, le train automatique sous douane qui relie le terminal E aux satellites d’embarquement. Le doublé des pistes sud n’est également plus en fonctionnement. C’est du jamais vu sur Roissy : on passe de 160 000 passagers par jour en moyenne à moins de 16 000. Un reportage sur l’aéroport au ralenti est à voir ici.

Comme Air France n’assure plus que 10% de ses rotations, et que la majorité des compagnies aériennes fonctionne au ralenti, une grande partie de la flotte doit être immobilisée au sol. Le tarmac de Charles de Gaulle se transforme en gigantesque parking pour aéronefs​, tandis que beaucoup d’avions sont stockés sur l’aéroport Paris-Vatry comme vous pouvez le voir ici.

Dans le même temps, au début du mois de mars, le Parc des Expositions de Villepinte a annulé et reporté l’ensemble de ses salons.
En conséquence, il ne reste plus qu’une petite dizaine d’hôtels ouverts sur les 42 habituellement en exploitation sur le Grand Roissy. Vous pouvez consulter la liste des hôtels ouverts ici.

En raison du confinement, près de 100 points de restauration sur le Grand Roissy ont fermé leurs portes. Seuls les commerces de première nécessité restent ouverts : vous pouvez consulter la liste ici.

Par ailleurs, les hôpitaux voisins de Gonesse et de Seine-Saint-Denis luttent pour trouver des lits et du personnel disponibles face à l’accélération du nombre de patients atteints du Covid-19.

Il semble difficile de trouver des points positifs dans cet environnement anxiogène. Cependant, ce confinement entraîne des conséquences insolites et parfois bénéfiques. Ainsi, la baisse du trafic routier sur Paris et sa région ont fait chuter considérablement le taux de pollution de l’air. Airparif, l’organisme agréé par le Ministère de l’Environnement pour la surveillance de la qualité de l’air en région Île-de-France, a ainsi mesuré les taux de pollution de l’air les plus bas en 40 ans de surveillance (l’organisme a été créé en 1979).