Un village au fil de l’eau

Très bien desservi par les routes D139 et D212 à une dizaine de kilomètres de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle et du TGV, à 3 kilomètres du terminus du RER de la ligne B de Mitry-Mory, Gressy a la chance de bénéficier de grandes infrastructures. La Beuvronne, rivière, affluent de la Marne, traverse le village du Nord au Sud et trace la limite territorial avec le petit village de Messy à l’Est. Le Canal de l’Ourcq borde le village au sud et offre aux habitants et aux visiteurs un cadre agréable pour les promenades pédestres ou cyclistes. Ces deux cours d’eau auxquels s’ajoutent les espaces naturels sensibles sont les points forts de l’environnement de la commune de Gressy.

Au Moyen-âge, après la constitution en 1135 d’une communauté rurale qui créa sept paroisses dont Claye, Gressy et Souilly, c’est en 1180 que la période historique de la commune de Gressy commence. Raoul de Gressy, petit seigneur de ce lieu béni fonda l’église dédiée à Saint-Denis et y installa deux moines augustins venant de l’abbaye de Chaage à Meaux. Raoul avait une fille, Eustachie qui épousa Guillaume Cornelio, seigneur de Compans. Ils continuèrent l’œuvre de construction de l’église qui fut bénie par l’évêque de Meaux, Simon Premier en 1189, date à laquelle arriva un troisième chanoine.

En ce temps-là, Gressy faisait partie de la vieille « France » et s’appelait Gressy-en-France, tout comme Saint-Denis-en-France et tous les autres villages du domaine royal. D’ailleurs, depuis quelques années, la ville connue sous le nom de Tremblay-Lès-Gonesses, n’a-t-elle pas retrouvé son nom d’origine « Tremblay-en-France » ? 

Revenons à notre petite église qui fut détruite par la foudre au XVIIème siècle, mais restaurée aussitôt. Elle abrite, avec d’autres œuvres d’art, l’énigmatique pierre tombale de Pierre de Gressy que le visiteur trouvera le côté gauche en entrant dans l’édifice. De plus en plus effacée par le temps, la belle écriture gothique du XIVème siècle, nous suggère le tombeau d’un croisé  de l’ordre des templiers de retour de terre sainte.   

C’est au milieu du grand siècle de Louis XIV disparu en 1715 qu’apparaît la famille de Fremont originaire de Normandie.

Robert de Fremont, dont la famille et ses descendants résideront à Gressy jusqu’au XVIIIème siècle, a sa pierre tombale qui orne le mur de l’église actuelle à côté de celle de Pierre de Gressy. Robert de Frémont fait l’acquisition des fiefs de Gressy-en-France et de Moulignon. Seigneur de Gressy au XVIIème siècle, il vit au château avec sa grande famille de six enfants. Mais, sans doute, l’inconfort de ce lieu, l’incitera à faire construire une grande maison bourgeoise dont le nom de « Clairefontaine » perdure dans les mémoires des habitants. Il y fera dessiner un parc, planter des arbres et creuser deux « canaux » qui, selon certaines personnes qui se sont penchées sur l’histoire de Gressy, seraient inspirés des techniques artistiques de LE NOTRE. Il réalisera plusieurs constructions dont une ferme importante dite « ferme du Château ». Cette ferme, à la suite de la décision de son propriétaire d’en arrêter l’exploitation, sera transformée en 1992 avec l’appui de la municipalité de Gressy en hôtel de luxe 4 étoiles par un groupe d’investisseurs anglais.

Après 1750, le comte de Pons-Saint-Maurice, lieutenant-général des armées du roi, entre en possession du fief de Gressy. Mécène, il est le protecteur de Carmontelle (1717-1806), peintre, graveur, auteur dramatique et dessinateur de jardins. (source :  « Histoire de Claye et ses environs » et « Site internet de la mairie de Gressy »).